Les trace d’animaux

TRACES

Hiver. Une saison qui rime avec sévère, le paysage blanc et glacial n’a rien d’une partie de rigolade. Les humains se terrent au coin du feu, la flore entre en sommeil, les animaux luttent pour leur survie. Mais les balades permettent toutes sortes de découvertes. Par exemple, les traces observées dans la neige. Mais qui a passé par là ?

Voyons ensemble à qui elles appartiennent : tout comme dans une enquête policière, il faut procéder logiquement, un élément après l’autre : tout d’abord, tenir compte du lieux où vous avez fait vos observations, élémentaire mon cher Watson. Dans ce milieu précis, quels sont les animaux qu’il est possible d’y rencontrer ? Si vous habitez en ville, il y a fort à parier qui vous tombiez sur des traces d’animaux domestiques, tels les chiens et les chats. S’y ajoutent les renards, qui s’aventurent chaque nuit dans nos zones habitées pour y dénicher quelques restes de festin. Et comme les rongeurs se délectent eux aussi dans nos poubelles, Goupil a de quoi chasser. A la bonne heure !

Rappelons qu’il existe différentes catégories d’animaux, et que chacune a sa forme personnelle, imprimant dans la neige ou la terre des traces bien distinctes :

– Les digitigrades. Comme leur nom l’indique, ils marchent sur leurs doigts.

– Les plantigrades. Eux ont une prédilection pour la plante des pattes.

– Les ongulés avancent sur leurs ongles.

 

Les digitigrades, comme les chiens, forment l’une des traces les plus reconnaissable et les plus fréquentes. Cette catégorie comprend le renard, le loup, le chat, le lynx, la fouine, l’hermine, la loutre, etc.

Différenciable par leur taille, de la plus grande trace à la plus petite: celle du loup mesure entre 8 et 12 cm de large et forme une trace rectiligne ; le chien (3-12 cm), voie  plus aléatoire ; le renard (~5cm), trace rectiligne et montre une différence avec celle du chien par la position des coussinets : contrairement au chien, la ligne passant par le haut des coussinets externes passe (presque) en dessous des coussinets internes. Le lynx (7 cm) et trace ronde sans griffe ; la loutre (6-7 cm), près du point d’eau , plante de la patte très allongée ; le chat (3,5 cm) et trace ronde sans griffe ; l’hermine (3 cm), trace allongée ; la fouine (3 cm), petite empreinte avec 5 petits « doigts ».

 

 Les plantigrades comprennent le lièvre, le hérisson, le blaireau, le mulot, la musaraigne, la marmotte et le castor. Ces animaux posent tout leur pied sur le sol. Ce sont généralement des insectivores ou des rongeurs. Toute la patte est alors visible sur la trace.

Par ordre de grandeur, nous repérons la trace de la marmotte (7 cm) et les doigts effilés ; le lièvre (5cm), traces très reconnaissable formant un Y dans la neige ; le blaireau (4 cm), grande plante marquée dans la neige et longues griffes.

Les ongulés comme le chevreuil, le sanglier, la cerf, la vache et le chamois marchent sur la pointe de leur phalange qui est recouverte de corne et qu’on appelle sabot.

Par ordre de grandeur: la trace du sanglier (7-10 cm), reconnaissable par la trace laissée par les gardes juste après les deux sabots ; la trace de cerf (8 cm), et celle du chevreuil qui est la même trace que celle du cerf mais deux fois plus petite (4cm) ; la trace du chamois ressemble à celle du chevreuil mais les deux sabots sont plus écartés (4cm).

Si la découverte des traces vous intéresse, contactez-nous et inscrivez-vous à notre matinée découverte le samedi 4 février prochain! Toutes les informations sur notre site internet: www.serpentheon.ch

D’autres faits concernant nos amis les animaux vous seront révélés bientôt !